Il y eut bien d'autres déambulations à Osaka, et quelques musées. Le plus inattendu pour moi fut l'Osaka Contemporary Art Center, qui s'est avéré être finalement une vaste pièce qui présentait des productions d'élèves. Mais ils s'étaient donnés du mal et certaines oeuvres rivalisaient d'originalité avec celles des artistes plus conventionnels.
J'eus tout loisir de me rattraper avec l'Osaka Museum of History. Rien que le bâtiment vaut le détour, avec en guise de hall une sphère de verre et de métal nichée contre une tour.
L'exposition permanente début au dixième étage et propose une vue intéressante de la ville.
A partir de là on remonte le temps à mesure qu'on descend les étages :
D'abord la période Nara (710-794, du nom de la première capitale) avec moultes maquettes, ensuite la période Heian (lorsque la capitale devint la future Kyoto, entre 794 et 1185), enfin les périodes médiévales et contemporaines.
Le dimanche 29 juillet, je suis parti visiter le port, où je m'attendais à trouver d'immenses docks déserts. Le métro qui m'emmena jusqu'à la station Cosmosquare (ça ne s'invente pas) était essentiellement aérien, et offre l'occasion de voir des enchevêtrements de voies surélevées les plus fous qu'on puisse imaginer. Projets fous, mais ingénieux.
A l'intérieur du ATC, c'est le foisonnement des couleurs, des passerelles et des ascenseurs panoramiques.
Etrangement, au milieu de ces alignements de magasins rutilants et propres on trouve un petit marché plus désordonné, avec des forains vitupérants à qui mieux mieux pour vendre qui pastèque, qui asperge, qui alevins, qui poulpe...
L'extérieur du centre commercial propose une vue sympathique sur le port. Ce jour-là était organisé un concours de danse hip-hop, plutôt incongru en ce lieu. Les petits se donnaient du mal en plein soleil, et l'animateur était assorti au reste du bâtiment...
On ne saurait terminer ce tour d'horizon d'Osaka sans passer par Umeda, le quartier des gratte-ciel. Le genre d'endroit qu'on traverse le nez en l'air et la bouche aussi béante que béate, sans pouvoir s'empêcher de penser en son fort intérieur : « Ils sont fous, mais quel talent ! ». C'est particulièrement vrai avec l'Umeda Sky Building : deux tours de 173 m., reliées à leurs sommets par une passerelle qui sert d'observatoire sous le nom fleuri de Jardin flottant (avec citation des Voyages de Gulliver à l'appui !).
On accède au 40ème étage par un ascenseur transparent, relayé par deux escalators suspendus dans le vide :
Et au sommet, effectivement, sur cet observatoire à ciel ouvert, comme une enivrante sensation de flotter dans le ciel...
Quelques gratte-ciel, plein de maisons, mais l'on voit très bien les limites de la ville, cernée par des montagnes et une baie. A cette hauteur, Osaka est bel et bien une ville de province, comme la suite du voyage allait me le prouver.



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